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Rapport annuel 2010. Voir le site.
 

Le Groupe et ses fournisseurs

Pour un approvisionnement local, durable et responsable

Assurer des débouchés stables à des milliers de producteurs

En élaborant les gammes Filières Engament Qualité Carrefour et les marques « terroirs », Carrefour fait travailler un nombre croissant de PME et de petits producteurs. Ces partenariats durables pérennisent leurs débouchés et les aident à se développer. Ainsi, la marque Reflets de France mobilise 150 entreprises dont les produits génèrent au total un chiffre d’affaires de plus de 300 millions d’euros. Depuis 2009, les hypermarchés et supermarchés français s’engagent contractuellement sur la durée (contrats glissants de trois ans) et sur les volumes d’achat en amont de la production, ce qui permet d’assurer aux éleveurs  des débouchés commerciaux stables et d’aborder sereinement la gestion de leur production.

Privilégier les producteurs locaux

Pour près de 80 % des produits alimentaires à marques propres, Carrefour privilégie l’approvisionnement local, ce qui lui permet d’associer à sa croissance les PME et les producteurs agricoles. Cette politique se traduit notamment par le développement des Filières Engagement Qualité Carrefour (395 en 2010) et de gammes dédiées aux produits des terroirs en Europe, en France, en Espagne et en Italie où la gamme Terre d’Italia a fêté son 10ème anniversaire en 2010. Le Groupe participe ainsi au développement des pays où il est implanté tout en évitant les émissions de CO² liées au transport de produits importés.

Créer des partenariats durables

Carrefour accompagne ses fournisseurs dans une démarche de progrès continu, fondée sur l’audit régulier de leurs performances en matière de qualité, sécurité, environnement et responsabilité sociale, mais aussi sur le partage d’information, et de savoir-faire en organisant notamment des forums, ou des Clubs fournisseurs.
Dans la plupart des pays, Carrefour met également à disposition de ses fournisseurs, des outils permettant d’accéder facilement aux informations qui leur sont nécessaires, via notamment des sites Internet dédiés. Il organise également de très nombreuses formations pour ses fournisseurs. Par exemple, Carrefour en Inde a dispensé aux producteurs locaux des formations dans le domaine de la recherche en 2010, avec le soutien de partenaires indiens. L’objectif était de les sensibiliser et de les inciter à améliorer leurs pratiques agricoles.

Accompagnement des fournisseurs sur les réglementations

La qualité des produits Carrefour s’inscrit dans l’anticipation, l’échange et le partage d’informations techniques ou réglementaires. Ainsi, les équipes Qualité Carrefour accompagnent les fournisseurs dans la compréhension,  l’apprentissage et l’application des nouvelles directives européennes. Par exemple, le Groupe a mis en place un dispositif de formation pour ses  fournisseurs de produits à marques propres dans le monde afin de les aider à s’approprier Reach (Registration, Evaluation, Autorisation and Restriction of Chemical Substances). Le but de cette démarche étant de les aider à comprendre leurs obligations et de les accompagner dans leur processus de mise en conformité. Pour poursuivre l’accompagnement réglementaire des fournisseurs, les équipes Qualité Carrefour ont appliqué la même démarche pour la directive européenne d’Eco-conception ERP (Energy Using Product /Energy Related Product). Ainsi de nombreux fournisseurs en Asie et en Europe ont bénéficié de formations afin de les préparer aux évolutions réglementaires sur des sujets tels que l’éco-conception de produits moins énergivores dans une perspective d’amélioration continue.

* EnRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances Chimiques. Règlement instituant une nouvelle politique européenne en matière de management des substances chimiques.

Accompagner nos fournisseurs dans leur démarche de Développement Durable

Développé en France par Carrefour en 2006, avec la participation de l’ADEME et du WWF, l’autodiagnostic Développement Durable est un outil accessible via Internet permettant aux fournisseurs d’auto-évaluer leurs pratiques dans le domaine du Développement Durable. Ils peuvent également s’y comparer à la moyenne du secteur et accéder à des fiches- conseils. Cet outil permet d’inciter et d’accompagner les fournisseurs dans leur démarche et dans la mise en place d’actions concrètes. Les fournisseurs ont la possibilité de s’auto-évaluer en se positionnant sur 49 critères portant sur quatre thématiques : le management et la politique d’entreprise ; la responsabilité environnementale ; la responsabilité sociétale ; la performance économique. Des visites sur sites sont effectuées par des auditeurs, chez une sélection de fournisseurs, afin de valider les résultats déclarés, d’identifier les bonnes pratiques, d’accompagner les entreprises et de proposer des actions d’amélioration. Aujourd’hui l’outil est déployé dans l’ensemble des pays où Carrefour est implanté. Ce sont plus de 5 000 fournisseurs de produits à marques propres qui ont accès à l’outil d’autodiagnostic Développement Durable de Carrefour en 2010.
Disponible aujourd’hui en 15 langues, cet outil a été enrichi d’un module permettant de comprendre les bases du bilan Carbone®, via une série de d’indicateurs et de questions.

Focus sur… les Trophées du Développement Durable

Pour la première fois en 2009, des Trophées ont récompensé les fournisseurs de Carrefour les plus engagés en faveur du Développement Durable. Ces trophées avaient pour objectif d’encourager et de valoriser les démarches de ces fournisseurs.
En 2010, lors de la seconde édition, Carrefour a décerné 4 Trophées par secteur d’activité : à Médithau pour la catégorie « Produits du Marché » ; « Produits de Grande Consommation » à Refresco France ; Produits non-alimentaires » à Santens ; ainsi que le Trophée « Progression » au groupe Lucart.
Les lauréats des Trophées Développement Durable Carrefour sont été déterminés sur la base des notes obtenues dans l’outil d’autodiagnostic, validées par des visites-conseils, et délibération du jury composé de membres de la Direction de Carrefour et de personnalités externes (WWF, ADEME, LSA…).


Contrôler les conditions de travail chez nos fournisseurs

Concernant le respect de ces droits dans sa chaîne d’approvisionnement, le Groupe travaille depuis plus de 10 ans avec la FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme) et mutualise le résultat des ses audits sociaux via le standard français ICS (Initiative Clause Sociale). Dans le prolongement de sa démarche, le Groupe s’implique depuis 2006 dans le programme GSCP (Global Social Compliance Programme) pour mieux faire valoir les droits des travailleurs dans la chaîne d'approvisionnement mondiale.
  La « Charte Sociale et Ethique pour ses fournisseurs », socle de la démarche du Groupe

Depuis 1997, Carrefour travaille aux côtés de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) en vue de renforcer son contrôle sur les pratiques sociales de ses fournisseurs. Ce partenariat s’est notamment traduit, en 2000, par l’élaboration d’une charte sociale fondée sur des obligations empruntées à la Déclaration universelle des droits de l’Homme et aux principes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
En 2010, une nouvelle version de cette Charte a été réalisée, et incluse des engagements éthiques pour Carrefour et ses fournisseurs.
Aujourd’hui, tous les fournisseurs de produits à marques de distributeur sont signataires de cette charte. Pour vérifier son respect, en particulier dans les pays particulièrement sensibles, le Groupe Carrefour fait réaliser des audits sociaux externes, menés par des cabinets indépendants.
  

Privilégier l’accompagnement des fournisseurs

Les notations attribuées par les auditeurs s’échelonnent de A – conformité à la charte avec mise en place de bonnes pratiques – à D – situation critique nécessitant la mise en place d’actions correctives majeures. En cas de non-conformités constatées, les fournisseurs doivent mettre en œuvre un plan d’actions correctives. L’efficacité de cette démarche est évaluée lors d’audits de suivi. Quand un fournisseur rencontre des difficultés pour se conformer à la Charte Sociale, Carrefour s’efforce de privilégier l’accompagnement: le recours au déréférencement n’est envisagé que dans les cas de manquement grave et/ou de refus d’appliquer les mesures correctives exigées.
  

Partager les résultats d'audit

La nécessité de mutualiser les outils et les résultats d’audits a toujours été une priorité pour le groupe Carrefour. Il y a 10 ans, Carrefour participait au lancement de l’Initiative Clause Sociale qui permet aux distributeurs français de partager une base de données. Hébergée par la FCD (Fédération du Commerce et de la Distribution) cette base est incrémentée des résultats des audits fournisseurs commandités par chacun de ses membres et accessible à tous, réduisant ainsi la duplication des audits chez les fournisseurs communs et favorisant le suivi de la mise en œuvre des actions correctives.
Aujourd’hui, convaincus de l’intérêt d’une harmonisation des standards et des outils au niveau mondial, les acteurs majeurs de l’ICS ont rejoint Carrefour dans la plate-forme internationale GSCP (Global Social Compliance Programme). Le pré requis d’une concurrence mondiale saine est la définition de règles communes applicables à tous. Le fait de clarifier et de partager le concept de responsabilité sociale dans la chaîne d’approvisionnement est un élément fondamental de cet exercice. Aujourd’hui, en dépit de la ratification des principes de l’OIT par la plupart des États, force est de constater que leur application souffre quelques imperfections. Les entreprises privées ne pourront certes pas seules résoudre ce problème mais le fait de témoigner de la concordance de nos engagements doit permette une meilleure prise de conscience des responsabilités de chacun des acteurs dans le monde. Cette plate-forme, à laquelle se sont joints plusieurs grands industriels et dont l’ambition est l’harmonisation des systèmes déployés dans le monde, a déjà permis d’apporter plus de transparence et de comparabilité entre les codes et les outils d’audits. Aujourd’hui, la plate-forme regroupe ainsi 33 entreprises internationales, industriels et distributeurs, et est assistée par un Conseil Consultatif regroupant des ONG, des syndicats, des représentants des Nations-Unies et des experts reconnus.
L’envergure du programme nécessite la participation des acteurs de la société civile, comme l'UNI et la FIDH, qui le nourrissent d’une vision complémentaire et garantissent la pertinence et la validité des engagements. La FIDH a accompagné le Groupe dès le départ de sa démarche de responsabilité sociale dans la chaîne d’approvisionnement et en 2001 Carrefour a signé un accord cadre avec l’UNI s'engageant au respect des principes de l’OIT dans ses magasins et ses sièges. Ces deux démarches historiques de Carrefour ont été menées de manière constructive et c’est le fruit de cette expérience que le Groupe souhaitait apporter dans le GSCP.
  

Aller plus loin grâce à la formation

Au Bangladesh, un programme de formation à destination du management et des travailleurs sur « les droits fondamentaux au travail », couvrant toutes les usines du parc fournisseurs de Carrefour, a été lancé en 2006. Les formations sont conçues et organisées par une ONG locale, Karmojibi Nari, sélectionnée par la FIDH. La finalité de ces formations est de créer les conditions qui permettront aux travailleurs eux-mêmes de porter leurs revendications, en matière de sécurité, d’horaires de travail ou de salaires. Entre 2006 et 2010, fin de ce projet triennal, 56 usines auront bénéficié de cette démarche.
 
Focus sur la campagne d’audits sociaux 2010

En 2010, le groupe a considérablement renforcé sa campagne d’audits auprès des fournisseurs de sa centrale d’achats internationale. Ce sont ainsi 1 200 audits qui ont été réalisés au cours de l’année. Pour 38 % d’entre eux, il s’agissait d’audits de suivi.
Dans le cadre de cette politique, le périmètre géographique des audits, initialement limité aux pays jugés sensibles, a été élargi. En outre, les règles que les fournisseurs doivent respecter pour pouvoir travailler avec le Groupe ont évolué et sont aujourd’hui plus exigeantes.
En 2010, la Centrale d’achats internationale a réaffirmé la règle suivant laquelle tout nouveau fournisseur doit être soumis à la réalisation d’un audit social externe de ses sites de fabrication. Ainsi, un fournisseur n’est référencé que si les résultats de cet audit sont conformes aux exigences de Carrefour.
Les procédures concernant le suivi des fournisseurs qui travaillent déjà avec le Groupe ont également été renforcées. En effet, lorsque des non-conformités sont constatées, les audits de suivi doivent être réalisés dans des délais plus courts qu’auparavant. En outre, la pratique des audits non annoncés a été généralisée à tous les secteurs d’activité, quel que soit le fournisseur (ancien ou nouveau).
Ce type d’audits s’avère être indispensable pour juger des conditions de travail réelles. En 2010, comme en 2009, les principales non-conformités observées ont trait à la durée de travail, supérieure aux règles, et au respect des salaires minimaux. Ce constat souligne les limites de la démarche d’audit et confirme l’intérêt de la démarche du Groupe qui est d’accompagner les fournisseurs dans une démarche de progrès. Il est important de préciser qu’en 2010, certaines législations nationales ont évolué. Par exemple, le salaire minimum au Bangladesh a augmenté de 80 % à la fin de l’année 2010.De même, une hausse moyenne de 20 % du salaire minimum a été constatée dans la plupart des provinces chinoises.
Chacune des équipes locales a également poursuivi, en 2010, ses actions de sensibilisation et de suivi auprès des fournisseurs du Groupe. De plus, la démarche d’accompagnement a été élargie via une formation à la responsabilité sociale menée auprès de ses fournisseurs en Inde. En 2011, la nouvelle Charte Sociale et Éthique du groupe Carrefour sera déployée dans l’ensemble des pays et contribuera à renforcer les efforts entrepris (Antoine Bernard, Directeur Général de la FIDH).

Respect du Processus de Kimberley pour l’approvisionnement en diamants

Le Groupe Carrefour garantit que les diamants vendus dans ses magasins proviennent d'une source légale, conformément aux résolutions prises par les Nations Unies et qu'il ne s'agit pas de « diamants du sang ». Cet engagement pour le respect du processus de Kimberley* est inclus dans tous les contrats signés avec ses fournisseurs.

* Lancé en 2000, le processus de Kimberley a pour objectif d'empêcher l'entrée sur les marchés légaux des « diamants du sang ». En vigueur depuis le 1er janvier 2003, il met en place un système international de certification des diamants non taillés.

>>> Site internet de la FIDH : http://www.fidh.org

 


  • Audits sociaux

Plus de 5 000 audits sociaux réalisés depuis 2000


 

L' actualité du Développement Durable

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